Espacio para la poesía de todos los tiempos: poemas, autores, libros, artículos... Todo lo que tenga que ver con el bello arte de decir con la palabra...
Chaque morceau de viande est une sorte d´usine, moulins et pressoirs à sang.
Tubulures, hauts fourneaux, cuves y voisinent avec les marteaux-pilons, les coussins de graisse.
La vapeur y jaillit, bouillante. Des feux sombres ou clairs rougeoient.
Des ruisseaux à ciel ouvert charrient des scories avec le fiel.
Et tout cela refroidit lentement à la nuit, à la mort. Aussitôt, sinon, la rouille, du moins d´autres réactions chimiques se produisent, qui dégagent des odeurs pestilentielles.
LA CIGARETTE
Rendons d´abord l´atmosphère à la fois brumeuse et sèche, échevelée, où la cigarette est toujours posée de travers depuis que continûment elle la crée.
Puis sa personne: une petite torche beaucoup moins lumineuse que parfumée, d´où se détachent et choient selon un rythme à déterminer un nombre calculable de petites masses de cendres.
Sa passion en fin: ce Boston embrasé, desquamant en pellicules argentées, qu´un manchon immédiat formé des plus récentes entoure.
LE GYMNASTE
Comme son G l´indique le gymnaste porte le bouc et la moustache que rejoint presque une grosse mèche en accroche-coeur sur un front bas.
Moulé dans un maillot qui fait deux plis sur l´aine il porte aussi, comme son Y, la queue gauche.
Tous les coeurs il dévaste mais se doit d´être chaste et son juron est BASTE!
Plus rose que nature et moins adroit qu´un singe il bondit aux agrès saisi d´un zèle pur. Puis du chef de son corps pris dans la corde à noeuds il interroge l´air comme un ver de sa motte.
Pour finar il choit parfois des cintres comme une chenille, mais rebondit sur pieds, et c´est alors le parangon adulé de la bêtise humaine qui vous salue.