S?bado, 26 de mayo de 2007
Ballade en vieil langage fran?ois

Car, ou soit ly sains appostolles
D'aubes vestuz, d'amys coeffez,
Qui ne seint fors saintes estolles
Dont par le col prent ly mauffez
De mal talant tous eschauffez,
Aussi bien meurt que filz servans,
De ceste vie cy brassez:
Autant en emporte ly vens.

Voire, ou soit de Constantinobles
L'emperieres au poing dorez,
Ou de France le roy tres nobles,
Sur tous autres roys decorez,
Qui pour luy grant Dieux adorez
Batist esglises et couvens,
S'en son temps il fut honnorez,
Autant en emporte ly vens.

Ou soit de Vienne et Grenobles
Ly Dauphin, le preux, ly senez,
Ou de Digons, Salins et Dolles
Ly sires filz le plus esnez,
Ou autant de leurs gens prenez,
Heraux, trompectes, poursuivans,
Ont ilz bien boutez soubz le nez?
Autant en emporte ly vens.

Prince a mort sont tous destinez,
Et tous autres qui sont vivans:
S'ils en sont courciez n'atinez,
Autant en emporte ly vens.




Ballade des dames du temps jadis



Dites moi o?, et n'en quel pays,
Est Flora la Belle Romaine,
Achipiad?s, ni Tha?s,
Qui fut sa cousine germaine,
Echo parlant quand bruit on m?ne
Dessus rivi?re ou sur ?tang,
Qui beaut? eut trop plus qu'humaine ?
Mais o? sont les neiges d'antan ?

O? est la sage H?lo?s,
Pour qui fut ch?tr? et puis moine
Pierre Ab?lard ? Saint Denis ?
Pour son amour eut cette essoine.
Semblablement, o? est la reine
Qui commonda que Buridan
Fut jet? en est sac en Seine ?
Mais o? sont les neiges d'antan ?

La reine Blanche comme lys
Qui chantait ? voix de sir?ne,
Berthe au grand pied, Bi?tris, Alis
Haremburgis qui tint le Maine,
Et Jeanne la bonne Lorraine
Qu'Anglais br?l?rent ? Rouen;
O? sont-ils, o?, Vierge souvraine ?
Mais o? sont les neiges d'antan ?

Prince, n'enquerrez de semaine
O? elles sont, ni de cet an,
Qu'? ce refrain ne nous remaine;
Mais o? sont les neiges d'antan ?





Fran?ois Villon (1431-1463)
Publicado por gala2 @ 6:40  | POEMAS
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Comentarios
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S?bado, 26 de mayo de 2007 | 21:34
Bien por Villon,"le vieux coquin" el primero que dijo aquello de "autant emporte le vent" antes que nadie y bien por los que siguieron fieles, Brassens, sobre todo.
Mariano Ibeas