Poema recogido en la revista RIMBAUD, junio 2005, nº 35, Francia.
JOSÉ HIERRO
(1922-2002)
LA RENCONTRE
Un jour je dirai : bienvenue
à la maison. Voici ton foyer.
Bois ton vin dans ta coupe,
regarde le ciel et romps le pain.
Comme tu as tardé. Tu as cheminé
sous les constellations
du Sud, navigué sur des fleuves
au murmure différent. Comme
il fut long ton voyage. Je te sens
fatigué. Ne dis rien.
Donne à manger à tes chiens,
écoute le chant des peupliers.
Ne me demande rien,
ne dis rien.
Si je parlais,
tu pleurerais. Si tu bravais
tes spectres dans le miroir,
sûrement n´y verrais-tu
aucune image se refléter.
Ce qui fut vivant est mort :
le temps l´a tué. Toi seul
peux l´enterrer. Donne-lui
terre demain, après
t´être reposé. Bienvenu
chez toi. Ne dis rien.
Demain nous parlerons.
(Poema traducido del español por Noëlle Yábar-Valdez)
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